J’♥♥♥ l’Auvergne #20 : Le Puy de Pariou (avec des enfants)

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Aujourd’hui je suis super heureuse de vous emmener en promenade au coeur de la chaîne des Puys en vous proposant de grimper en haut du Puy de Pariou. Cet été Clémentine a été demandeuse de moments en tête à tête avec moi et j’ai essayé de réfléchir à l’endroit où nous pourrions en profiter le plus. Le choix d’une randonnée s’est rapidement imposé, je trouve qu’il n’y a pas meilleur moyen pour se retrouver et se ressourcer. Et puis ma grande puce aimait bien le côté « aventure » de ma proposition.

Nous avons choisi le Puy de Pariou car elle voulait aller au « volcan Volvic » (il est l’emblème des eaux Volvic, celui sur les bouteilles de la marque) et parce qu’en août il fait très chaud et que je souhaitais un parcours pas mal abrité. Je me suis documentée pour préparer notre balade de manière sérieuse
et les infos trouvées ici ainsi que la carte téléchargée ici m’ont été très utiles.

Au niveau des conseils pratiques, je ne peux que vous conseiller d’opter pour un équipement adapté : chaussures et bâton de marche, chaussettes montantes (qui ne glissent pas) et sac à dos qui ne glisse pas des épaules. Dans les nôtres nous avions mis des lunettes de soleil, un chapeau, de la crème solaire, un couteau suisse, une paire de jumelles, une petite trousse de secours, un K-way, notre casse-croûte pour le midi, un encas sucré et surtout beaucoup d’eau (2 litres d’eau plate + 2x 33 cl d’eau à la fraise). Enfin, j’avais pris soin de noter dans mon téléphone les numéros des secours (les urgences + le peloton de gendarmerie de montagne du Mont-Dore).

Le jour J, nous sommes arrivées au parking des Goules vers 10H45 (à cette heure-ci le stationnement ne pose pas de problème, ce qui était loin d’être le cas pour ceux qui arrivaient quand nous sommes reparties dans l’après-midi). Une fois la route traversée (attention il y a pas mal de passage), nous avons suivi l’itinéraire Nord (si vous faites cette rando je vous la conseille vraiment dans ce sens) et avons commencé notre périple. Tout est hyper bien indiqué, à aucun moment nous n’avons eu de doutes ou nous sommes senties perdues (en revanche, nous avons été surprises par les coups de feu du stand de tir au début du parcours, attention donc).

L’ascension est assez troublante car elle se fait au milieu des arbres ancestraux aux formes féeriques et on a vraiment pas l’impression de gravir un cône volcanique. Durant environ 2,5 kilomètres on se promène dans les bois comme si de rien n’était et puis tout à coup le panorama apparaît brusquement et là c’est juste WAHOU. Je sais bien que comme description c’est assez limité mais c’est vraiment l’effet ressenti, la surprise d’être arrivé en haut sans s’y attendre et l’émerveillement devant le panorama. J’avais lu quelque chose à ce sujet mais il faut le vivre pour s’en rendre compte.

Pour en finir au sujet de la montée, elle se fait relativement facilement avec un enfant en faisant des pauses, le dénivelé est gentillet (Clémentine a réussi sans souci du haut de ses 6 ans 1/2 et nous avons croisé des bouts de chou plus jeunes). En nous arrêtant fréquemment nous avons mis 1H10 et sommes donc arrivées là haut à midi pile.

Une fois à 1209 mètres d’altitude, nous avons admiré le paysage avant de descendre dans le cratère. Bien que l’accès soit déconseillé, la descente est faisable par les (hautes) marches en prenant son temps et en faisant (parfois) de grandes enjambées. En bas, la sensation est incroyable et les randonneurs situés sur la crête ressemble à des fourmis. Je crois que Clémentine et moi avons ressenti quelque chose de vraiment fort à ce moment-là et c’est en éprouvant un sentiment de plénitude totale que nous nous sommes installées pour pique-niquer. Nos victuailles ont été vite englouties mais nous avons pris le temps d’admirer le paysage et de papoter avant de repartir, ma grande ayant même quitté ses chaussures pour profiter de l’herbe luxuriante.
De retour sur la crête, nous avons sorti les jumelles pour observer l’écrin de verdure environnant, pris des tonnes de photos, admiré les puys voisins (les Goules, le Puy de Dôme…), cherché la cathédrale de Clermont-Ferrand… Et puis place à la descente sur le flanc sud via un escalier long comme le jour aménagé de plus de 500 marches, ouch. Après l’effort nous avons logué une petite cache bien sympathique avant de retourner à la voiture vers presque 15 heures, éreintées mais heureuses.

Je ne peux que vous recommander cette fabuleuse randonnée de presque 8 kilomètres en y allant le matin et en pique-niquant dans le cratère. L’après-midi en revanche la fréquentation est dingue, en été en tout cas, et les chiens non tenus en laisse trop nombreux à mon goût.

Age de Clémentine : 6 ans et demi

Luna63

2 Réponses

    • Merci beaucoup, ton commentaire me fait très plaisir. J'en ai encore deux ou trois dans mes brouillons. C'est vrai que quand on veut faire une rando et qu'on trouve des infos détaillées avant ça aide.

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